Je suis la directrice artistique de la compagnie LACKAAL DUCKRIC.
J’écris et réalise des spectacles depuis 1990.
Je viens des beaux-arts, de la performance.
J’avais 25 ans quand j’ai commencé formellement à écrire des histoires.
Stimuler l’imaginaire des autres c’est ça mon boulot.
Ecrire, j’aime !
J’ai travaillé avec équipes de comédiens qui varient entre 10 et 17 personnes.

En juillet 90, je pars sur les routes avec mon travail de diplôme des Beaux Arts, une performances de monstres enfermés dans 6 cages en acier. Je suis repérée au festival Chalon dans la rue, l’aventure commence.

En 91, une première coproduction avec la ville de Chalon sur Saône, on s’installe aux Abattoirs.
Spectacle sous chapiteau : Le Musée d’Histoire Surnaturelle.

En 92, je m’installe dans les Deux Sèvres jusqu’en 98.
Je monte plusieurs créations qui me donnent l’occasion de me familiariser avec le théâtre de rue et son public : Les caravanes du rock, Le monstre de l’espace, Le Totalscope.
C’est ma famille, faire du théâtre partout, c’est ce qui me plait.

En 98, retour dans le Gard. Je m’inscris à la SACD.

En 2000 sort le Confort Universel

En 2003 : Caligula

En 2005 : Ego center (prix SACD : auteur d’espace)

En 2009 : I do what the voices in my head tell me to do

En 2012 : Le Caniche de porcelaine (aide à l’écriture SACD et prix Beaumarchais)

En 2013 : j’ai fait le film le K de carpel qui est une adaptation du spectacle le Caniche de porcelaine.
En septembre, des ateliers pour la section théâtre du lycée d’Aurillac.

En 2014 : Je prépare une intervention dans l’espace public à saint Quentin la Poterie « Paradise city ».

En 2015 : je fais 3 résidences autour d’un nouveau projet H Y P E R , l’argent tarde à arriver, je décide d’arrêter la compagnie et de me consacrer aux autres.

En 2016 : J’ai travaillé avec des collégiens entre janvier et mars sur l’écriture de poèmes, nous avons créé un petit événement le 16 mars.

En 2017 : j’ai travaillé au collège J.L.Trintignant entre janvier et mai, écriture de plusieurs fictions , scénarios et tournage .

En 2017 : j’étudie la possibilité de l’écriture d’un nouveau spectacle pour 2018

HYPER

3 résidences de recherche sur le sujet d’un supermarché apocalyptique

Le supermarché c’est un eldorado, c’est Las Vegas dans nos zones industrielles de proximité.
Une église, un temple de la promo.
Parfois, je trouve qu’il n’y a rien de plus beau de plus attirant que ce plastique bleu brillant, que ces néons, que cette voix si typique, que ces enfilades de produits qui nous appellent et auxquels nous avons tellement envie de céder.
Les caissières sont si bien maquillées !
Il s’est immiscé dans nos vies tranquillement, nous imposant sans forces de gérer notre quotidien.
Il a fait de nous tous des gosses aveugles de 4 ans.
Pour lui, on tue en masse avec bonheur !
Des enfants s’intoxiquent à fabriquer des ballons de foot.
On torture à vif dans des abattoirs dernier cri.
On empoisonne des courgettes qui finiront dans nos assiettes au mystérieux prix de 0, 99 euros.
Il nous a libéré de la terre et nous n’avons pas su trouver d’autre voie que celle de l’excès de masse.
Avoir tout, facilement, pour pas cher !
En réalité, la note est très élevée et notre crédit, faute d’argent, s’en prend à notre vivant, à nos âmes.

J’ai besoin d’une bacchanale, d’une danse de la vie, pour exorciser le ridicule qui nous lie, nous, humains, à cette entreprise de mort.